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Les malouinières : les maisons de campagne des armateurs de Saint-Malo

Une malouinière est la maison des champs d'un armateur de Saint-Malo, bâtie dans l'arrière-pays entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe, classiquement maximum à une douzaine de kilomètres du port. L'enquête de l'Inventaire général en a recensé cent douze en Ille-et-Vilaine, dans le Clos-Poulet (la presqu'île comprise entre la Rance, la Manche et les marais de Dol) et le long de l'estuaire, d'autres évoquent jusqu'à 300. Une vingtaine sont classées ou inscrites monument historique, quelques-unes se visitent, la plupart restent habitées.

Une maison des champs, et pas un manoir

Une malouinière est la maison de campagne d'un négociant ou d'un armateur de Saint-Malo. Le mot est ancien : le ministère de la Culture le donne pour attesté dès l'aube du XVIIIe siècle, et l'historien Gilles Foucqueron l'attribue à Picot, ingénieur ordinaire de la ville, qui l'aurait employé en 1703 là où l'on disait « les malouines ».

Le manoir breton est le siège d'une seigneurie : il porte une terre, des droits, parfois une justice, et son propriétaire y réside. La malouinière peut très bien ne rien porter de tel. C'est une résidence seconde, construite bien souvent par un roturier enrichi au commerce, occupée quelques mois par an, et dont le modèle n'est pas le manoir voisin mais l'hôtel particulier que le même propriétaire habite dans la ville close. Le service de l'Inventaire résume le remplacement : les manoirs et maisons fortes de l'arrière-pays cèdent la place à des résidences « de formes généreuses sans être ostentatoires ».

La substitution est souvent matérielle. Le Puits Sauvage s'installe sur les restes d'une seigneurie ancienne, la Ville Bague sur une terre que les Magon de la Chipaudière tenaient depuis 1695. Acheter la terre, c'était acheter son rang avec elle : seule une terre noble donnait droit au colombier et à la chapelle qui, à l'entrée de la cour, disent le statut du propriétaire.

Ces maisons se déclinent dans de nombreux styles, selon l'usage souhaité : des plus petites, qu'on surnomme un peu facilement « vide-bouteilles » et qui sont de vraies maisons de réception et de plaisir, jusqu'à de véritables châteaux classiques, fastueux, reflets de la grande fortune de leurs propriétaires.

Le manoir de Limoëlou, bâtiment de granite à tourelle d'escalier et puits dans la cour
Le manoir de Limoëlou, à Rothéneuf : le type ancien, ramassé autour de sa tourelle d'escalier et de sa cour. Jacques Cartier achète cette ferme du XVe siècle en 1541 et la transforme vers 1545. Illustration

D'où vient l'argent : la morue, Cadix, la course, la mer du Sud

Quatre sources de profit se succèdent et se recouvrent. La première est la morue. On séchait le poisson sur le Sillon dès 1519 ; vers 1535, Saint-Malo armait vingt-cinq navires pour Terre-Neuve ; puis soixante à cent navires par an, avec trois à quatre mille hommes embarqués pour six mois. La morue sèche se vend au-delà de Gibraltar, à Alicante, à Civitavecchia dès 1571, à Livourne et à Gênes.

La deuxième est le commerce de Cadix. Les toiles de lin tissées à Quintin et à Loudéac s'échangent sur les marchés hispano-américains contre l'argent des mines du Mexique et du Pérou. Le monopole impérial réservant l'Amérique aux Espagnols, les Malouins tiennent la ligne maritime et les maisons de commerce de Sanlúcar, puis de Cadix après 1600. Ces maisons portent les noms des bâtisseurs : Magon, Le Fer, Éon, Vincent. L'historien André Lespagnol tient ce commerce d'Espagne pour la base principale de la richesse malouine, devant la course.

La troisième est la course, l'armement privé qu'une commission du roi autorise à capturer les navires ennemis. Entre 1689 et 1713, Saint-Malo arme environ neuf cents corsaires, avec un maximum de soixante-quinze pour la seule année 1696.

La quatrième est la plus brève et la plus rentable. En 1698, l'armateur Noël Danycan de l'Épine obtient la Compagnie royale de la mer du Sud, qui vend des toiles directement aux colons du Chili et du Pérou, en contournant le monopole espagnol. Les Malouins passent régulièrement le cap Horn à partir de 1704-1705 et chargent à Arica l'argent du Potosí, descendu à dos de mulet ; l'épisode tient pour l'essentiel entre 1698 et 1717. Les mêmes armateurs exploitent depuis Saint-Malo, de 1708 à 1719, le trafic de Pondichéry, du Bengale et de Moka, jusqu'à ce que la Compagnie de Law leur retire ce monopole.

Ces trafics culminent entre 1690 et 1720 et la vague de construction suit de près : une fortune faite en mer est fragile, une terre ne coule pas. François-Auguste Magon de la Lande, directeur de la Compagnie des Indes orientales, fait bâtir la Chipaudière entre 1710 et 1720, son frère Luc la Balue à partir de 1715.

Douze kilomètres, pas davantage

Le Clos-Poulet est la presqu'île qui porte Saint-Malo. Son nom vient de Pou Alet, le pays d'Alet, du nom de la cité gallo-romaine de Saint-Servan. Il est borné par l'estuaire de la Rance à l'ouest, par la Manche au nord, par la baie du Mont-Saint-Michel à l'est et par les marais de Dol au sud, et il réunissait une dizaine de paroisses.

La distance est la contrainte première. Les malouinières se construisent dans un rayon de douze à quinze kilomètres autour de la ville, soit moins de deux heures de cheval, et moins encore quand on rejoint sa maison par la Rance. Un armateur devait pouvoir être au port le jour où l'on signalait un de ses navires, et derrière les remparts si la flotte anglaise se présentait, ce qu'elle fit en novembre 1693 puis en juillet 1695 sans emporter la place.

La contrainte inverse joue aussi. La ville close tient sur un rocher ceint de murailles, où le sol se compte en toises : il n'y a de place ni pour un jardin ni pour un verger. Les premières maisons des champs se bâtissent donc dans les paroisses les plus proches, Paramé et Saint-Servan, avant que la série gagne le reste de la presqu'île, la baie de Cancale et les deux rives de l'estuaire.

Une conséquence surprend : la plupart des malouinières tournent le dos à la mer. La maison des champs est l'envers du bureau : sa pièce principale s'avance vers la campagne. L'Inventaire ne relève que quelques exceptions, dont le Bosc, la Basse-Flourie, le Montmarin et Vaulérault. À la Verderie, à Saint-Servan, la tradition veut que Noël Danycan ait guetté du haut de sa tour le retour de ses navires.

La grammaire de la malouinière

Le plan est simple et il varie peu. Un corps de logis rectangulaire, parfois prolongé de deux ailes basses ou de deux pavillons, sépare la cour d'arrivée du jardin. La façade compte trois, cinq ou sept travées, alignements verticaux de baies : le nombre impair permet de marquer celle du milieu. Parfois une rabine, allée bordée d'arbres, mène au portail, et de hauts murs ferment l'ensemble.

Les murs sont en moellon de schiste enduit d'un crépi à la chaux ; le granite de Chausey, taillé, va aux encadrements des fenêtres et des lucarnes, aux chaînes d'angle, aux corniches et au bandeau d'étage. Le toit est haut et à forte pente, à quatre pans avec croupes, les versants triangulaires qui remplacent les pignons ; il porte des épis de faîtage et de hautes cheminées à épaulement, épaulées de contreforts. Jusqu'au XVIIe siècle, les ouvertures sont percées selon les besoins des pièces ; au XVIIIe, elles sont alignées et symétriques, comme dans l'architecture militaire.

L'origine du modèle est connue. Vauban nomme Siméon Garangeau directeur des fortifications de Saint-Malo en 1691, charge qu'il exerce jusqu'à sa mort en 1741. Le service de l'Inventaire signale que la Chipaudière lui est traditionnellement attribuée et oppose la sécheresse toute militaire de son extérieur au raffinement de ses décors.

Les dépendances peuvent porter une fonction sociale. La chapelle permet l'office privé ; celle de la Ville Bague est mi-enclose, avec une seconde porte ouverte aux habitants du village. Le colombier est un privilège : l'article 389 de la coutume de Bretagne interdisait à tout particulier d'en bâtir un, à moins qu'il n'eût une possession immémoriale ou trois cents journaux de terre en fief ou domaine noble aux environs ; le nombre de boulins, niches à pigeons ménagées dans le mur, devait être proportionné à l'étendue des terres nobles. Le barème varie d'une source à l'autre : les propriétaires de la Ville Bague comptent deux boulins par hectare, d'autres textes un boulin par demi-arpent, et l'arpent vaut de trente-deux à soixante-dix-huit ares selon les régions. Les pigeons rapportaient de la viande et la colombine, fiente recherchée comme engrais, au grand dam des cultivateurs voisins.

La malouinière du Bosc, longue façade classique à toit d'ardoise, devant son jardin
La malouinière du Bosc, à Quelmer, élevée pour les Magon entre 1715 et 1717 au-dessus de la Rance : cent soixante-dix ans plus tard, la maison des champs a pris le plan et la façade d'un château classique. Illustration

Cent douze, ou deux cents, ou trois cents

Le chiffre de cent douze est le plus souvent cité, il provient de l'enquête de l'Inventaire général publiée en 1984 sous le titre Les Malouinières, Ille-et-Vilaine. La brochure écrit que la répartition des cent douze malouinières recensées lors de l'enquête fait apparaître comme élément déterminant de leur implantation la proximité de Saint-Malo. Ce chiffre compte les édifices debout et identifiés comme malouinières à la date de l'enquête et non tout ce qui a pu être bâti. Les estimations du nombre construit divergent et aucune ne s'appuie sur un dépouillement réellement exhaustif. D'autres historiens et auteurs parlent de deux cents voire jusqu'à trois cents malouinières.

L'écart s'explique en partie par les destructions : l'arrière-pays a été touché par les bombardements de 1944 et nombre de ces maisons furent démolies ou morcelées car passées de mode dans le courant du XIXe siècle. Mais la disparition n'est pas la seule cause, un bon nombre de ces demeures sont restées tout simplement anonymes et inconnues, ayant échappé aux différents inventaires dans un tissu urbain densifié ou en raison de leur plus humble construction.

La fin de la série, et ce qui se visite aujourd'hui

Classiquement, la période d'or de construction des malouinières est considérée comme achevée en 1730. La Compagnie de Law retire aux Malouins le monopole des Indes en 1719 ; le trafic de la mer du Sud s'éteint vers 1717 sous la réaction espagnole ; la course devient plus risquée à mesure que la Royal Navy se renforce ; la Révolution décime l'élite négociante, et la conjuration de La Rouërie est découverte en 1793 à la Fosse-Hingant. Des maisons se construisent pourtant encore : Mérimée date de 1746 et 1755 l'aménagement du Puits Sauvage, et le Montmarin est bâti en 1760.

Le XIXe siècle transforme et parfois détruit : au Colombier, à Paramé, le logis du début du XVIIIe siècle est fortement remanié au XIXe, dans le goût néo-XVIIe ; à Saint-Servan, les Magon de La Villehuchet font bâtir au troisième quart du siècle un château néo-Renaissance à quatre tours en poivrière, qui porte un nom de malouinière sans en être une. De nombreuses maisons se voient remises au goût du jour dans le sillage du style balnéaire alors en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe : réaménagements, ornements de façade ou de faîtage, ouvertures plus larges…

Le XXe siècle a rapproché la ville de ses maisons des champs. Une grande partie des malouinières les plus proches de Saint-Malo ont été rattrapées par l'urbanisation, et les situations sont aujourd'hui très variées : plusieurs forment de véritables îlots patrimoniaux au milieu de lotissements récents, notamment à Saint-Servan et à Paramé.

La protection est tardive et inégale. Vingt-quatre malouinières du pays de Saint-Malo sont protégées au titre des monuments historiques, dont vingt-deux dans le seul Clos-Poulet. Deux sont classées : la Chipaudière en 1982 et le Montmarin en 1966. Les vingt-deux autres sont inscrites. Les destins de ces maisons sont variables. Souvent restées demeures privées, certaines se visitent comme La Chipaudière ou la Ville Bague. Les jardins du Montmarin, à Pleurtuit, portent le label Jardin remarquable et se visitent seuls ; le manoir de Limoëlou, à Rothéneuf, est un musée municipal. D'autres ont connu des transformations et une affectation toute autre : le Colombier est devenu un hôtel-restaurant, la Ville-Huchet un camping ou le Bois-Martin et La Balue des écoles.

Vingt de ces lieux dans La Maplouine

La carte en compte plus de 950. En voici vingt qui tiennent à ce sujet, avec leur commune et leur catégorie. Chacune porte dans la carte une notice complète, en français et en anglais, géolocalisée et consultable sur le terrain.

La Maplouine réunit plus de 950 notices géolocalisées à Saint-Malo, sur la Rance et dans le Clos-Poulet. Elle s'ouvre dans Google Maps, sans compte à créer et sans application à installer, en français et en anglais.

Questions auxquelles répond La Maplouine

Qu'est-ce qu'une malouinière ?

C'est la maison de campagne d'un négociant ou d'un armateur de Saint-Malo, bâtie dans l'arrière-pays entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe. Elle servait de résidence seconde, quelques mois par an, et son modèle architectural n'était pas le manoir voisin mais l'hôtel particulier que le même propriétaire occupait dans la ville close. Le ministère de la Culture donne le mot pour attesté dès le début du XVIIIe siècle.

Combien reste-t-il de malouinières ?

Le chiffre de cent douze vient de l'enquête de l'Inventaire général publiée en 1984, et il est repris depuis sans avoir été refait. Il compte les édifices debout à cette date, pas ceux qui ont été bâtis. Les estimations du nombre construit vont de près de deux cents à trois cents selon les auteurs, sans dépouillement publié à l'appui. Les malouinières détruites, notamment en 1944, n'apparaissent dans aucun décompte.

Peut-on visiter une malouinière ?

Oui, mais peu. La Chipaudière, à Saint-Malo, et la Ville Bague, à Saint-Coulomb, proposent des visites guidées une grande partie de l'année. Les jardins du Montmarin, à Pleurtuit, se visitent seuls. Le manoir de Limoëlou est un musée municipal. Le Colombier est devenu un hôtel-restaurant, la Ville-Huchet un camping. Les autres n'ouvrent qu'aux Journées européennes du patrimoine, en septembre, ou lors de l'opération Rendez-vous à la malouinière.

Pourquoi les malouinières sont-elles groupées dans le Clos-Poulet ?

Parce qu'un armateur devait pouvoir regagner le port dans la journée. Les malouinières se bâtissent dans un rayon de douze à quinze kilomètres autour de Saint-Malo, soit moins de deux heures de cheval, et moins encore par la Rance. Elles restaient aussi à portée des remparts, où l'on se réfugiait quand la flotte anglaise se présentait, comme en novembre 1693 et en juillet 1695.

Comment reconnaît-on une malouinière ?

À un corps de logis rectangulaire sur un nombre impair de travées, cinq ou sept, souvent flanqué de deux ailes basses. Les murs sont en moellon de schiste crépi à la chaux, le granite de Chausey étant réservé aux encadrements, aux angles et au bandeau d'étage. Le toit est haut, à quatre pans, avec de hautes cheminées épaulées de contreforts et des lucarnes alignées sur les baies du dessous.

À quoi servait le colombier d'une malouinière ?

À élever des pigeons, qui donnaient de la viande et de la colombine, une fiente utilisée comme engrais. Il servait surtout de marque de rang. L'article 389 de la coutume de Bretagne réservait le colombier à qui possédait trois cents journaux de terre en fief ou domaine noble, et le nombre de niches devait être proportionné à l'étendue de ces terres. Le barème exact diverge selon les sources.

Quelle différence entre une malouinière et un manoir breton ?

Le manoir est le siège d'une seigneurie : il porte des droits, parfois une justice, et son propriétaire y réside. La malouinière est une maison de plaisance bâtie par un roturier enrichi au commerce maritime, habitée par intermittence, et souvent élevée sur l'emplacement d'un manoir racheté avec sa terre. Ce rachat donnait le droit d'y dresser un colombier et une chapelle, signes réservés aux terres nobles.

À lire aussi


Sources de cette page
  • Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Les Malouinières, Ille-et-Vilaine, Images du patrimoine n°8, 1984 — https://bibliotheque.idbe.bzh/data/cle_347/Les_Malouinires.pdf : établit le chiffre de 112 malouinières recensées lors de l'enquête et la proximité de Saint-Malo comme élément déterminant de leur implantation. Le fichier PDF ne délivre pas son texte à la lecture automatique ; seule la phrase indexée par les moteurs a pu être lue.
  • Ministère de la Culture, Les épaves corsaires de la Natière, page « Malouinière » — https://archeologie.culture.gouv.fr/epaves-corsaires/fr/malouiniere : établit la définition, le remplacement des manoirs et maisons fortes par ces résidences de campagne, l'association du granite de Chausey et du moellon de schiste enduit, le rôle des ingénieurs du roi Garangeau puis Marion, et l'attestation du mot dès l'aube du XVIIIe siècle.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, dossier IA35132230, Demeure dite malouinière de la Chipaudière, étude 2023 — https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA35132230 : établit la construction entre 1710 et 1720 pour François-Auguste Magon de la Lande, les sept travées, l'attribution traditionnelle à Siméon Garangeau, la chapelle datée de 1732, la présence du colombier et de la rabine.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, dossier IA35132714, Lycée Jacques Cartier, 31 rue de la Balue (Saint-Malo) — https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA35132714 : établit la construction de la Balue à partir de 1715 par Luc Magon, l'incendie de 1943 pendant l'occupation allemande, la reconstruction d'après-guerre avec modification de la toiture, et l'acquisition des sept hectares du parc par Saint-Servan en 1947.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, dossier IA22132084, Manoir et colombier de Lézéven (Langoat) — https://rec.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA22132084 : cite l'article 389 de la coutume de Bretagne, qui réserve le colombier à la possession immémoriale ou à trois cents journaux de terre en fief ou domaine noble, et établit que le nombre de boulins était proportionnel à la surface des terres nobles.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, dossier IA35046444, Château de la Ville-Huchet — https://rec.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA35046444 : établit la datation au troisième quart du XIXe siècle, la propriété Magon de La Villehuchet, les quatre tours rondes en poivrière et l'ornementation néo-Renaissance.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, dossier IA35046446, Château du Colombier (Saint-Malo) — https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA35046446 : établit la construction au début du XVIIIe siècle pour Pierre Gris, sieur du Colombier, la chapelle datée de 1754, les remaniements de la seconde moitié du XIXe siècle et la subsistance de la chapelle et du colombier.
  • Base Mérimée, notice PA35000018, Malouinière de Château Doré — https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA35000018 : établit la datation aux années 1660, l'attribution possible aux Magon et la conservation du grand escalier et de la cheminée de cuisine.
  • Base Mérimée, notice PA00090967, Malouinière Le Puits Sauvage — https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090967 : établit les campagnes de 1746 et 1755, l'aménagement par une famille d'armateurs descendant de Jacques Cartier, la cour carrée et la liste de ce que les bombardements ont fait disparaître.
  • Base Mérimée, notices PA00090803 (Chipaudière), PA00090802 (Boscq), PA00090657 (Montmarin) et PA00135276 (Fosse Hingant) — https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090803 : établissent que ces édifices sont enregistrés sous la typologie « malouinière » et donnent leurs siècles de campagne principale de construction.
  • Wikipédia, Liste des monuments historiques de Saint-Malo — https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monuments_historiques_de_Saint-Malo : établit le niveau et l'année de protection de la Chipaudière (classée, 1982), du Bosc (1994), du Puits Sauvage (1990), de Château Doré (2001), de la Verderie, de la Rivière et de Rivasselou (2000), du Valmarin (2013), de la Briantais (2022) et du manoir de Limoëlou (1940).
  • Wikipédia, Malouinière de la Ville Bague — https://fr.wikipedia.org/wiki/Malouinière_de_la_Ville_Bague ; Malouinière des Courtils-Launay ; Malouinière de la Fosse-Hingant ; Château de Lupin ; Château de Montmarin : établissent les arrêtés d'inscription de 1981 et 1992 (Ville Bague), 1993 (Courtils-Launay), 1995 (Fosse-Hingant), 1944 (Lupin) et le classement de 1966 et 1995 (Montmarin).
  • Wikipédia, Malouinière — https://fr.wikipedia.org/wiki/Malouinière : établit le chiffre de 112 recensées sur près de deux cents édifiées d'après Gilles Henry, le rayon de 12 à 15 kilomètres, les moins de deux heures de cheval, l'attribution du mot à l'ingénieur Picot en 1703 d'après Gilles Foucqueron, le corps de logis sur cinq ou sept travées, et les exceptions tournées vers la mer (le Bosc, la Basse-Flourie, Montmarin, Vaulérault).
  • André Lespagnol, « Quand Saint-Malo commerçait avec le monde », Place Publique, mai-juin 2010 — http://www.placepublique-rennes.com/article/Quand-Saint-Malo-commercait-avec-le-monde-1 : établit le séchage de la morue sur le Sillon dès 1519, les 25 navires armés vers 1535, les 60 à 100 navires et 3 000 à 4 000 hommes par an, les marchés d'Alicante, Civitavecchia dès 1571, Livourne et Gênes, le commerce de Cadix et les maisons Magon, Le Fer, Éon et Vincent, les quelque 900 armements en course entre 1689 et 1713 avec un pic de 75 en 1696, le raid de Rio en 1711, l'interlope de la mer du Sud de 1698 à 1717, le cap Horn à partir de 1704-1705, l'argent du Potosí chargé à Arica, la Compagnie des Indes malouine de 1708 à 1719 et sa dépossession par la Compagnie de Law, et les plus de 230 armements négriers culminant entre 1740 et 1775.
  • Wikipédia, Compagnie royale de la mer du Sud — https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_royale_de_la_mer_du_Sud : établit la fondation en 1698 par Noël Danycan de l'Épine pour ouvrir au commerce français les côtes du Chili et du Pérou, et rapporte la tradition selon laquelle Danycan guettait le retour de ses navires du haut de la tour de la Verderie.
  • Wikipédia, Siméon Garangeau — https://fr.wikipedia.org/wiki/Siméon_Garangeau : établit sa nomination par Vauban en 1691 comme ingénieur en chef et directeur des fortifications de Saint-Malo, sa mort à Saint-Malo en 1741 et l'attribution de plusieurs malouinières.
  • Wikipédia, Clos Poulet — https://fr.wikipedia.org/wiki/Clos_Poulet : établit l'étymologie par Pou Alet, le pays d'Alet, les limites de la presqu'île et la liste des communes qui la composent.
  • Wikipédia, Libération de Saint-Malo — https://fr.wikipedia.org/wiki/Libération_de_Saint-Malo : établit les combats du 6 au 17 août 1944 et la destruction de la ville à 80 %.
  • Ouest-France, « Journées du patrimoine à Saint-Coulomb. À la découverte de la malouinière de la Ville-Bague », 13 septembre 2022 — https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-coulomb-35350/journees-du-patrimoine-a-saint-coulomb-a-la-decouverte-de-la-malouiniere-de-la-ville-bague-1b12a378-2b92-11ed-a34d-c91995ede258 : établit, de la bouche de la famille propriétaire, que vingt-quatre malouinières du Clos-Poulet sont protégées et qu'une seule est classée, ainsi que la protection du papier peint panoramique et le périmètre de 500 mètres attaché aux abords d'un monument historique.
  • Ouest-France, « Dans le pays de Saint-Malo, quatorze malouinières ouvrent leurs portes dimanche 15 juin 2025 », 8 juin 2025 — https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-coulomb-35350/dans-le-pays-de-saint-malo-quatorze-malouinieres-ouvrent-leurs-portes-dimanche-15-juin-2025-99918eae-4470-11f0-8954-a703363ddad0 : établit les quatorze demeures ouvertes en 2025, la définition du vide-bouteilles et les caractères communs cités par les propriétaires de la Ville-Azé, nombre impair de travées, toit à coyau, bandeau d'étage.
  • La Demeure Historique, « Rendez-vous à la Malouinière 2024 » — https://www.demeure-historique.org/rendez-vous-a-la-malouiniere-2024/ : établit la troisième édition le 16 juin 2024 avec seize malouinières privées ouvertes, les éditions antérieures de 2019 et 2023, et la formule « plus d'une centaine » pour le pays de Saint-Malo.
  • Destination Saint-Malo Baie du Mont-Saint-Michel, page Rendez-vous à la malouinière — https://www.saint-malo-tourisme.com/vivre-comme-chez-nous/grands-evenements/rendez-vous-a-la-malouiniere/ : établit le report de la cinquième édition à 2027, en raison de la Route du Rhum et de restaurations en cours.
  • Malouinière de la Chipaudière, page des visites — https://www.chipaudiere.com/tarifs-des-visites/ : établit les visites guidées du 4 avril au 31 octobre 2026 et l'ouverture lors des Journées européennes du patrimoine.
  • Malouinière de la Ville Bague, pages Visites guidées et Histoire — https://lavillebague.com/visites_guidees.html : établissent le calendrier des visites du 1er avril à la Toussaint et pendant les vacances de Noël et d'hiver, la construction en 1715 par Guillaume Éon, la chapelle Sainte-Sophie mi-enclose, et le comptage de 320 boulins pour 160 hectares à raison de deux par hectare, donné par les propriétaires.
  • Ville de Saint-Malo, Manoir Jacques Cartier — https://www.saint-malo.fr/accueil/sortir/musees/manoir-jacques-cartier/ : établit que le manoir de Limoëlou est un musée municipal ouvert uniquement en visite guidée.
  • Domaine du Montmarin — https://montmarin.fr/les-jardins/ : établit que les jardins se visitent seuls et portent le label Jardin remarquable.
  • Cœur Émeraude, « Les malouinières du Clos Poulet, un patrimoine unique au monde » — https://www.bio-scene.org/media/les-malouinières-du-clos-poulet-un-patrimoine-unique-au-monde : établit l'estimation de 200 à 300 malouinières ayant existé, d'une centaine subsistant dont une dizaine de grandes, le rayon de douze kilomètres, les deux heures de cheval, la population de 20 000 habitants vers 1750 et l'énumération parc enclos, colombier, chapelle, communs.
  • Comité départemental du tourisme d'Ille-et-Vilaine, « Les malouinières, un patrimoine unique d'Ille-et-Vilaine » — https://www.ille-et-vilaine-tourisme.bzh/partez-a-la-decouverte-de-lille-et-vilaine/culture-et-patrimoine/les-malouinieres-un-patrimoine-unique-dille-et-vilaine/ : reprend le chiffre de 112 malouinières dans l'arrière-pays malouin.
  • Base Mérimée, notice IA35004227, demeure dite malouinière de la Motte-aux-Chauffs (Saint-Coulomb) — https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA35004227 : établit la datation au troisième quart du XVIIe siècle et la qualification d'archétype de la petite malouinière classique, datée 1660.
  • Audit contradictoire du 6 août 2026 : les protections ont été relevées une par une sur les notices Mérimée (api.pop.culture.gouv.fr/notices/merimee/<REF>) et croisées avec les listes de monuments historiques d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor. Deux malouinières sont classées, la Chipaudière (arrêté du 2 février 1982) et le Montmarin (arrêtés du 20 juillet 1966 et du 2 mai 1995), toutes deux partiellement ; vingt-deux sont inscrites.