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La vie des habitants de Saint-Malo, de l'Ancien Régime au XIXe siècle

Avant la Révolution, la ville close de Saint-Malo comprenait quinze mille personnes sur seize hectares de rocher. Il découle de cette densité de population la hauteur des maisons, le passage du cureur, la peur du feu et de la contagion. Cette page relate ce que cet entassement a laissé en règlements, en hôpitaux, en servitudes seigneuriales et en métiers.

Une population importante

Saint-Malo est déjà dite pressée de maisons et fort peuplée à la fin du XVIe siècle avec plus de vingt mille habitants, puis vingt-cinq mille habitants vers 1700 à quinze mille vers 1790.

Ces quinze hectares ne sont pas tous habitables. Les grandes cours et les jardins du manoir épiscopal, les couvents et les cimetières en prennent leur part. Le reste se remplit de rues étroites bordées de hautes maisons de verre et de bois, où le soleil pénètre rarement. Les Malouins tenaient que le vent du large faisait le travail : c'était, disaient-ils, la meilleure répurgation, le meilleur nettoyage, de leur ville.

Faute de place, la ville déborde. Dès le XVIIe siècle, l'activité industrielle et commerciale quitte le rocher et gagne le pourtour du port d'échouage. Des moulins puis des chantiers navals s'installent sur le cordon de dune du Sillon à Rocabey ; deux grandes corderies s'établissent à la fin du siècle sur les îlots des Talards. Saint-Servan profite de cette famine d'espace et reçoit entrepôts, chantiers et, plus tard, l'hôpital général. Les armateurs les plus prospères rachètent dès 1650 des manoirs à la campagne.

L'hôtel d'Asfeld, façade de granite à hautes fenêtres et perron à double révolution, serrée entre deux murs
L'hôtel d'Asfeld, commandité en 1725 par François Auguste Magon, directeur de la Compagnie des Indes orientales : le modèle parisien de la demeure sur cour et jardin, comprimé aux dimensions de la ville close. Illustration

Balayer, garder, cuire : ce que la ville close imposait

Les édiles rendaient périodiquement des ordonnances pour assainir la ville. Il était défendu aux parents d'envoyer leurs enfants faire leurs immondices dans les rues, et la police poursuivait ceux qui empuantissaient leur quartier par les ouilles et saumures, cuves et jus de la salaison du poisson. Personne, de quelque condition qu'il fût, ne pouvait prendre ses aisances dehors : chacun devait tenir chez soi des latrines, une chaise percée ou de petits tas de sable, de quoi attendre le cureur, qui enlevait les immondices trois fois la semaine en dedans des remparts. Les noms de rues gardent le reste : la rue du Point du Jour tenait le sien, dit-on, de son mauvais éclairage, et la rue Saint-Joseph s'appelait auparavant rue des Mœurs.

La ville se gardait elle-même. Le droit de guet et de garde, confirmé en 1374 et en 1594, dispensait les Malouins de loger les troupes du duc puis du roi et interdisait l'admission d'une garnison étrangère : ils veillaient sur leur place, et les officiers de la milice bourgeoise en tiraient l'usage de porter l'épée intra-muros, contesté en vain en 1767. Le soir, un gardien appelé chiennetier lâchait une meute sur la grève pour garder les navires échoués. Le chenil déménagea : sous le bastion de la Hollande en 1674, puis en août 1703 dans une cabane du Sillon, qui brûla en juin 1751. Les chiens furent empoisonnés en 1770 ; la tradition locale attribue cette décision à la mort d'un officier de marine attardé après le couvre-feu.

L'évêque et le chapitre, seigneurs communs de la ville, avaient des droits qui touchaient les gestes les plus ordinaires. Une déclaration de 1667 définit le four à ban : tous les habitants sont tenus d'y porter cuire leurs pâtes, mais chacun peut avoir chez lui un four pour le pain de sa famille. Ce qui était interdit, c'était de vendre ce pain-là, et de s'établir boulanger sans payer sa taxe annuelle à la seigneurie. Les fours banaux furent transportés près de la chapelle Saint-Aaron en 1605 ; d'autres, dits Fours du Chapitre ou Grands Fours, se tenaient à l'angle des rues Claude-Guy-Louvel et de Toulouse. Le droit de fournage fut aboli par l'évêque de Pressigny en 1787. La même seigneurie tenait le poids public, dont une place de la ville close garde le nom, et le cohuage, taxe levée dans les halles.

L'Hôtel-Dieu, le sanitat et l'hôpital général

En 1507, la ville ne possédait ni médecin, ni chirurgien, ni apothicaire. Dupont rapporte que la duchesse Anne les exempta d'impôts par édit pour en attirer, et que l'apothicaire Étienne Salmon et le chirurgien Pierre Chauches vinrent alors s'établir. L'assistance était plus ancienne. En 1252, l'évêque Geoffroy et le chapitre fondèrent près de la chapelle Saint-Thomas une Maison-Dieu pour les malades pauvres, les infirmes, les étrangers et les femmes en couches. Un chanoine, dit prieur de Saint-Thomas, l'administrait ; en 1565, les habitants obtinrent du Parlement que l'administration temporelle passât à deux bourgeois nommés par la communauté de ville.

L'hôpital devint insuffisant à la fin du XVIe siècle. On étudia son transfert dès 1579 ; il n'aboutit qu'en 1607, sur l'emplacement de l'ancien Hôtel-Dieu, et la chapelle du nouvel établissement fut dédiée à Saint-Sauveur. Celle-ci menaça ruine à son tour : la chapelle actuelle fut commencée le 1er septembre 1738 et bénie le 19 octobre 1743. Les bâtiments brûlèrent en partie en 1700, puis en 1745. Les Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve, appelées vers 1687, y soignaient les malades. En 1790, l'établissement déclarait 12 118 livres de rentes pour 6 112 livres de charges.

Deux autres établissements complétaient le dispositif. Le sanitat, la maison des contagieux, occupait le terrain même de l'Hôtel-Dieu ; encombré par les pestiférés en 1583, il fut porté hors des murs sur la grève du Talard, où le chapitre céda la terre contre une rente de cinq sols en signe de sujétion. Louis XIV donna en septembre 1680 des lettres patentes pour un hôpital général ; faute de local dans l'enceinte, la communauté de ville acheta la propriété du Grand-Val en Saint-Servan et y bâtit un hospice en 1685. Défense expresse fut faite de mendier à Saint-Malo, Saint-Servan et Paramé. C'est dans ce même faubourg qu'une servante recueillit en 1839 une vieille femme aveugle et lui céda son lit : du geste de Sainte Jeanne Jugan sont nées les Petites Sœurs des Pauvres.

Naître et guérir : matrones, machine à accoucher et empiriques

La naissance était surveillée. Une fille qui attendait ses couches pouvait prendre pension chez une matrone, la sage-femme du quartier ; celle-ci s'assurait qu'elle était solvable, puis avertissait l'autorité. Un officier de police l'interrogeait alors sur ses moyens d'existence et sur ce qu'elle ferait de son enfant : il fallait savoir qui répondrait des deux. Angélique Louvenant, domestique chez un armateur, se présenta ainsi en 1731 chez la matrone Suzanne Oger ; elle mourut peu après, et un jugement du 7 septembre 1731 condamna le père qu'elle avait nommé à payer les frais de sa pension. Quand les indigentes accouchaient chez elles, la matrone de l'hôpital venait les assister, secondée par des dames visiteuses.

Saint-Malo entretenait un cours d'accouchement de deux mois. Étienne Dupont, citant les archives d'Ille-et-Vilaine et le docteur Hervot, en donne pour l'une des directrices madame du Coudray et lui attribue l'invention d'une machine figurant le corps d'une femme, dans laquelle on plaçait un enfant factice qu'on déplaçait de position en position pour montrer aux élèves comment le dégager. La machine est bien documentée par ailleurs : Angélique du Coudray la fit approuver par l'Académie de chirurgie le 13 mai 1756, obtint en octobre 1759 un brevet royal l'autorisant à enseigner dans tout le royaume, et forma environ cinq mille femmes jusqu'en 1783. Elle laissait les mannequins sur place et formait des démonstrateurs pour continuer son enseignement. Rennes est la ville bretonne que la littérature cite parmi ses étapes ; son passage à Saint-Malo ne repose que sur la source locale.

Les guérisseurs sans titre étaient tolérés, parfois protégés. Un aventurier d'origine italienne, frère François Viala, exerça publiquement la médecine trois ans, traitant par des bains aussi chauds que possible et par l'absorption de crottes de souris. Un notable venu le consulter fut ébouillanté au point que la chair se détachait ; l'empirique se réfugia à l'église, et le maire Picot l'autorisa à exercer un an encore. L'épisode ne se lit que chez Dupont, qui ne le référence pas.

La peste par la mer : le bureau de santé et le lazaret de Cézembre

Un port dont les relations avec l'étranger étaient fréquentes craignait la contamination du dehors. En 1665, à la nouvelle du retour de la peste en Angleterre, trois navires reçurent mission de croiser pour interdire le port à tout bâtiment venu d'Angleterre, d'Irlande ou d'Écosse. Le bureau avait qualité pour mettre à l'amende le capitaine qui enfreignait les prescriptions sanitaires.

L'isolement se faisait au large. Les contagieux avaient d'abord été reçus vers 1583 sur la grève du Talard, et le Grand Bé conserva deux ou trois petits bâtiments pour les convalescents et les suspects et pour éventer les marchandises douteuses, c'est-à-dire les exposer à l'air. En 1720, la peste de Marseille décida Saint-Malo à bâtir un lazaret sur Cézembre, à l'emplacement de l'ancien couvent : des casernes et des hangars pour les malades et pour les marchandises. L'année suivante, on y brûla les tapis et les étoffes de trois navires venus de contrées atteintes. Les trois coques, vidées et parfumées, furent remorquées dans le port et coulées devant l'Éperon, où l'eau de mer les purifia pendant plusieurs marées. La cargaison était perdue, malgré les protestations des armateurs ; les cendres furent conservées, puis vendues en 1727 au profit des hôpitaux de Saint-Malo. Les casernes et les hangars de l'île furent bâtis sur les dessins de Garangeau, pour sept mille livres.

Hors les murs : le faubourg, les frairies et les nouveaux venus

Saint-Servan n'était pas une commune mais une paroisse, administrée par son conseil de fabrique, municipalité imparfaite investie de certaines attributions municipales, dont les deux trésoriers, ou syndics, faisaient office de représentants. En juin 1758, elle eut à traiter avec une armée. Le duc de Marlborough débarqua treize mille hommes à Cancale le 5 juin ; ses troupes brûlèrent au port quelque quatre-vingts navires, une corderie et des magasins. Le 8, voyant des dragons cerner deux corderies au milieu des maisons, le syndic Gilles Lecoufle alla trouver le général et obtint qu'on n'y mît pas le feu. Sommé de nourrir vingt mille hommes, il ne fournit que huit cents livres de pain, coupé menu pour faire croire à la pauvreté du lieu. Le roi lui fit remettre une médaille d'or le 15 octobre 1758.

La grève des Fours à chaux fut dès la fin du XVIIIe siècle le principal centre de transformation de la chaux de Saint-Servan, avec six fours en activité jusqu'en 1875. Dès 1857, deux établissements de bains de mer s'ouvrirent sur la même grève, et les villas n'y vinrent qu'après 1918. Plus haut sur la Rance, l'anse de Quelmer n'a pris son aspect d'alignement d'épaves qu'après l'installation d'un chantier naval en 1968. Près du port, l'union locale des syndicats fit bâtir sa maison du peuple, inaugurée en 1920 et complétée d'une salle des fêtes en 1926.

La campagne était découpée en paroisses et en frairies : subdivisions de paroisse groupées autour d'un village et d'une chapelle dite frairienne. Saint-Ideuc n'était pas une frairie mais une paroisse : elle relevait non de l'évêché de Saint-Malo qui l'entourait, mais de celui de Dol, connu pour ses enclaves. Devenue commune en 1790, elle fut supprimée et réunie à Paramé le 7 novembre 1792 ; seule la paroisse fut rétablie, par ordonnance royale du 17 avril 1826. Ces paroisses reçurent aussi des réfugiés. Déportés de l'île Saint-Jean et de l'île Royale en 1758, environ mille réfugiés acadiens débarquèrent à Saint-Malo entre novembre 1758 et mars 1759, puis furent répartis dans les paroisses voisines. Saint-Suliac, qui comprenait alors la Ville-ès-Nonais, en logea plusieurs centaines de 1759 à 1774 ; les registres paroissiaux y comptent quatre-vingts morts acadiens, dont vingt-six enfants en bas âge inhumés sous la dalle du porche.

Vingt de ces lieux dans La Maplouine

La carte en compte plus de 950. En voici vingt qui tiennent à ce sujet, avec leur commune et leur catégorie. Chacune porte dans la carte une notice complète, en français et en anglais, géolocalisée et consultable sur le terrain.

La Maplouine réunit plus de 950 notices géolocalisées à Saint-Malo, sur la Rance et dans le Clos-Poulet. Elle s'ouvre dans Google Maps, sans compte à créer et sans application à installer, en français et en anglais.

Questions auxquelles répond La Maplouine

Combien d'habitants comptait la ville close de Saint-Malo avant la Révolution ?

Cela dépend de la date. Le ministère de la Culture donne plus de vingt mille habitants intra-muros vers 1700, sur moins de seize hectares. François Lebrun fait ensuite reculer la ville de vingt-cinq mille habitants vers 1700 à quinze mille vers 1790 : Saint-Malo est la seule ville bretonne à décliner au XVIIIe siècle. Le chiffre de dix mille habitants sur quinze hectares vient d'Étienne Dupont, qui ne le date pas.

Comment nettoyait-on la ville close de Saint-Malo ?

Par ordonnances municipales et par un service d'enlèvement. Il était interdit de se soulager dans la rue, d'y envoyer les enfants et d'y répandre les jus de la salaison du poisson. Chaque maison devait tenir des latrines, une chaise percée ou des tas de sable. Un cureur passait trois fois par semaine à l'intérieur des remparts. Pour le reste, les Malouins comptaient sur le vent du large.

Pourquoi lâchait-on des chiens la nuit à Saint-Malo ?

Pour garder la grève et les navires échoués pendant que la ville dormait portes fermées. Un gardien, le chiennetier, lâchait la meute au couvre-feu. Le chenil changea plusieurs fois de place entre 1674 et 1751, du bastion de la Hollande à une cabane du Sillon. Les chiens furent empoisonnés en 1770 ; la tradition attribue cette décision à la mort d'un officier de marine attardé dehors.

Qu'est-ce qu'un four banal, et qu'imposait-il à Saint-Malo ?

C'est un monopole seigneurial sur la cuisson du pain. À Saint-Malo, l'évêque et le chapitre en étaient propriétaires. Une déclaration de 1667 précise l'obligation : les habitants devaient y porter cuire leur pâte, mais chacun pouvait garder un four chez lui pour le pain de sa famille. Ce qui était interdit, c'était de vendre ce pain. Le droit de fournage fut aboli en 1787 par l'évêque de Pressigny.

Où mettait-on en quarantaine les navires suspects à Saint-Malo ?

À Cézembre, île de la baie située à quatre kilomètres au large. En 1720, la peste de Marseille décida la construction d'un lazaret à l'emplacement de l'ancien couvent : casernes et hangars pour les malades et les marchandises. L'année suivante, on y brûla les étoffes de trois navires. Les coques étaient ensuite coulées sur les hauts-fonds et éventées pendant plusieurs marées avant d'être renflouées.

Que sont devenus les Acadiens débarqués à Saint-Malo en 1758 ?

Environ mille réfugiés débarquèrent à Saint-Malo entre novembre 1758 et mars 1759, puis furent répartis dans les paroisses voisines. Saint-Suliac en reçut plusieurs centaines, de 1759 à 1774. Les uns partirent dès 1765 pour Belle-Île, les autres en 1774 pour le Poitou, puis pour Nantes, d'où certains embarquèrent en 1785 vers la Louisiane.

Où se soignaient les pauvres de Saint-Malo sous l'Ancien Régime ?

À l'Hôtel-Dieu, fondé en 1252 pour les malades pauvres, les infirmes, les étrangers et les femmes en couches, puis transféré en 1607 sur son emplacement actuel. Les contagieux allaient au sanitat, porté hors les murs sur la grève du Talard en 1583. À partir de 1685, un hôpital général bâti à Saint-Servan recueillait les mendiants, la mendicité étant alors interdite dans les trois paroisses.

À lire aussi


Sources de cette page
  • Ministère de la Culture, Saint-Malo vers 1700, https://archeologie.culture.gouv.fr/epaves-corsaires/fr/saint-malo-vers-1700 — ville dite pressée de maisons et fort peuplée au milieu du XVIe siècle ; plus de 20 000 habitants intra-muros pour moins de 16 ha à la fin du XVIIe siècle ; sortie de l'activité hors du rocher au XVIIe siècle, moulins puis chantiers du Sillon à Rocabey, deux corderies aux Talards, croissance de Saint-Servan avec entrepôts, chantiers et hôpital général, achat de manoirs par les armateurs dès 1650.
  • François Lebrun, La démographie de la Bretagne sous l'Ancien Régime, Publications de l'EHESS, 1986, https://www.persee.fr/doc/ehess_0073-3202_1986_act_19_1_944 — Saint-Malo recule de 25 000 habitants vers 1700 à 15 000 vers 1790, Rennes plafonnant à 45 000 : seule ville bretonne en déclin au XVIIIe siècle.
  • E. Dupont, Le Vieux Saint-Malo : les rues, les remparts, les mœurs et le sanitat, repris par infobretagne, https://www.infobretagne.com/saint-malo-rues-remparts-moeurs-sanitat.htm — population supérieure à 10 000 habitants sur 15 hectares, surface réduite par le manoir épiscopal, les couvents et les cimetières, hautes maisons de verre et de bois, le vent comme répurgation ; ordonnances sur les immondices, les ouilles et saumures, latrines et chaises percées, passage du cureur trois fois la semaine ; rue du Point du Jour faiblement éclairée, rue Saint-Joseph anciennement rue des Mœurs ; chiens du guet, chiennetier, loge sous la Hollande en 1674, transfert d'août 1703 au Sillon, incendie de juin 1751, suppression en 1770 après la mort d'Ansquer de Kerouartz ; Grands Fours banaux près de Saint-Benoît et Fours du Chapitre à l'angle des rues Claude-Guy-Louvel et de Toulouse ; édit de 1507 de la duchesse Anne, Étienne Salmon et Pierre Chauches ; Hôtel-Dieu de 1252 au lieu dit le Licorne et incendie de 1745, pots de pharmacie ; surveillance des naissances, Angélique Louvenant, la matrone Suzanne Oger et le jugement du 7 septembre 1731 ; cours d'accouchement de deux mois et machine de Mme du Coudray, d'après les Archives d'Ille-et-Vilaine 1326-1327 citées par le docteur Hervot ; frère François Viala et le maire Picot ; bureau de santé, trois bateaux visiteurs de 1665, casernes et hangars de Cézembre, navires coulés devant l'Éperon, argent fondu attribué à l'Hôtel-Dieu, projet du Grand Bé et Talards vers 1583 ; enseigne de cabaret À la Malice ; rue du Pressoir ou de la Pie qui boit devenue rue Thévenard.
  • Guillotin de Corson, Pouillé de Rennes, et abbé Manet, repris par infobretagne, La ville de Saint-Malo, https://www.infobretagne.com/saint-malo.htm — seigneurie commune de l'évêque et du chapitre : poids publics, cohuage, droit de pêcheries et de sécheries, fours et moulins banaux, droit de fournage aboli par Mgr de Pressigny en 1787, définition du four à ban en 1667 (obligation d'y porter sa pâte, four domestique autorisé pour le pain de famille, interdiction de vendre ce pain) ; transfert des fours banaux près de la chapelle Saint-Aaron en 1605 ; fondation de l'Hôtel-Dieu en 1252 par l'évêque Geoffroy et le chapitre, dîmes de Broons et dix mines de froment, prieur de Saint-Thomas, arrêt de 1565 confiant le temporel à deux bourgeois, transfert étudié dès 1579 et abouti en 1607, chapelle Saint-Sauveur (première pierre le 1er septembre 1738, bénédiction le 19 octobre 1743), incendies de 1700 et 1745, Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve appelées vers 1687 et chassées en 1794, revenus déclarés en 1790 ; sanitat encombré en 1583 et transporté sur la grève du Talard, terrain donné par le chapitre en 1583 et 1585 contre cinq sols de rente, repris par l'Hôpital-Général en 1707 ; lettres patentes de Louis XIV de septembre 1680, achat du Grand-Val en Saint-Servan et hospice de 1685, chapelle Saint-Yves 1713-1724, interdiction de mendier à Saint-Malo, Saint-Servan et Paramé ; droit de guet et de garde confirmé en 1374 et 1594, port de l'épée contesté en 1767.
  • Wikipédia FR, Cézembre, https://fr.wikipedia.org/wiki/Cézembre (d'après Gilles Foucqueron, Saint-Malo, 2000 ans d'histoire) — bâtiments de quarantaine construits en 1720 sur l'emplacement de l'ancien couvent en réponse à la peste de Marseille ; tapis et étoffes de trois navires brûlés l'année suivante ; navires coulés sur des hauts-fonds pour y être éventés pendant plusieurs marées avant renflouement.
  • Hélène Gestern, Chronologie de Cézembre d'après Vera Kornicker et Philippe Delacotte, http://www.helene-gestern.net/chronologie-cezembre/ — bâtiments militaires de l'île transformés en lazaret de 1720 à 1736 pour la mise en quarantaine des équipages de retour d'Inde.
  • Wikipédia FR, Angélique du Coudray, https://fr.wikipedia.org/wiki/Angélique_du_Coudray — machine approuvée par l'Académie de chirurgie le 13 mai 1756, brevet royal d'octobre 1759 autorisant l'enseignement dans tout le royaume et la délivrance de brevets d'exercice, second brevet et pension en 1768, tournée de 1759 à 1783, plus de 5 000 femmes formées, villes citées dont Rennes ; description de la machine et de l'enfant articulé.
  • Emmanuelle Berthiaud, Former les sages-femmes à l'accouchement, Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe, https://ehne.fr/fr/node/22735 — cours itinérants de six à huit semaines, mannequins laissés sur place et démonstrateurs formés pour assurer la continuité de l'enseignement, coût du matériel et prise en charge par les autorités locales.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, Quartier de la Grève des fours à chaux (Saint-Malo), dossier IA35000232, https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA35000232 — principal centre de transformation de la chaux de Saint-Servan à partir de la fin du XVIIIe siècle, six fours en activité jusqu'en 1875, deux établissements de bains de mer dès 1857 (daté par source), villas au lendemain de la Première Guerre mondiale, hôpital du Rosais fondé au milieu du XVIIIe siècle dans un quartier volontairement excentré.
  • Arthur de la Borderie, Les Anglais à Saint-Servan en juin 1758, d'après la Relation imprimée de Gilles Lecoufle et la Relation inédite du chevalier Mazin, repris par infobretagne, https://www.infobretagne.com/saint-malo-servan-expedition-anglaise.htm — flotte de 115 voiles le 4 juin, débarquement de 13 000 hommes à Cancale le 5 juin, Saint-Servan paroisse et non municipalité administrée par le conseil de fabrique et ses deux trésoriers ou syndics, incendies des 7 et 8 juin, intervention de Lecoufle auprès du duc de Marlborough pour sauver deux corderies, 800 livres de pain coupé menu, enquête des États de Bretagne évaluant les dommages de juin à 3 363 000 livres contre 550 000 en septembre, médaille d'or remise le 15 octobre 1758 à l'hôtel de ville de Saint-Malo.
  • Association du Patrimoine de Saint-Suliac, Acadiens d'hier et d'aujourd'hui à Saint-Suliac, https://patrimoine-saintsuliac.com/?page_id=911 — environ 2 000 survivants débarqués à Saint-Malo en 1758 et accueillis dans 36 paroisses de la vallée de la Rance, 111 familles et environ 380 personnes à Saint-Suliac de 1759 à 1774, aucun mariage avec les Suliaçais, 80 morts acadiens et 26 enfants en bas âge inhumés sous la dalle du porche, départs pour Belle-Île en 1765 et le Poitou en 1774, puis Nantes et la Louisiane en 1785.
  • Abbé A. Leroy, La paroisse de Saint-Ideuc, repris par infobretagne, https://www.infobretagne.com/saint-ideuc-paroisse.htm, et Wikipédia FR, Saint-Ideuc, https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ideuc — paroisse dépendant du diocèse de Dol et du doyenné de Bobital, enclavée dans le diocèse de Saint-Malo ; commune en 1790, supprimée et réunie à Paramé par décret du département du 7 novembre 1792 ; paroisse rétablie par ordonnance royale du 17 avril 1826, la commune jamais.
  • Wikipédia FR, Frairie, https://fr.wikipedia.org/wiki/Frairie — définition de la frairie comme subdivision de paroisse apparue au Moyen Âge, groupée autour du village principal et le plus souvent d'une chapelle dite frairienne, très fréquente dans le duché de Bretagne.
  • DRAC Bretagne, Conservation régionale des monuments historiques, Maison du peuple de Saint-Malo, https://www.culture.gouv.fr/content/download/58559/file/2011_35_St-Malo_maison-peuple.pdf — 13 avenue Jean Jaurès, inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 16 novembre 2011, plans établis en 1910 par Edmond-Eugène Mantrand, pavillon inauguré en 1920, salle des fêtes achevée en 1926, l'un des très rares exemples conservés en Bretagne.
  • Inventaire général du patrimoine culturel, Cimetière de bateaux, Quelmer (Saint-Malo), notice IA35132824, https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA35132824 — le cimetière de bateaux ne préexistait pas à l'installation d'un chantier naval dans l'anse en 1968.
  • Petites Sœurs des Pauvres, Sainte Jeanne Jugan, https://petitessoeursdespauvres.org/nous-connaitre/sainte-jeanne-jugan/ — accueil de la première pensionnaire à Saint-Servan en 1839, canonisation par Benoît XVI le 11 octobre 2009.
  • Audit contradictoire du 6 août 2026 : la page a été relue par un auditeur chargé d'y chercher ce qui est faux, puis les corrections introduisant un chiffre neuf ont été soumises à un second lecteur chargé de les réfuter. Les corrections réfutées n'ont pas été appliquées.